<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
	<title>Kabano</title>
	<link>https://kabano.test/</link>
	<atom:link href="https://kabano.test/blog/rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<description>L'actualité du blog officiel de Kabano : Plateforme collaborative de recensement de cabanes et refuges.</description>
	<language>fr</language>
	<image>
		<url>https://kabano.test/views/img/header_rss.svg</url>
		<title>Kabano</title>
		<link>https://kabano.test/</link>
		<height>44</height>
		<width>154</width>
	</image>

	
		<item>
			<title>Créer une ouverture dans un mur porteur</title>
			<link>https://kabano.test/blog/cr-er_une_ouverture_dans_un_mur_porteur</link>
			<guid>https://kabano.test/blog/cr-er_une_ouverture_dans_un_mur_porteur</guid>
			<pubDate>Sun, 05 Oct 2025 15:14:09 +0000</pubDate>
			<description><![CDATA[
				<p>Il fut un temps où créer de grandes ouvertures dans les murs de sa maison signifiait laisser entrer le froid — et risquer des impôts sur des fenêtres trop généreuses. On choisissait alors de limiter les ouvertures au strict minimum, et de vivre dans une semi-pénombre.<br />
Aujourd’hui, grâce aux menuiseries modernes très bien isolées, on a envie de faire entrer la lumière 🌞.</p>

<p>Ce mois de septembre, j’ai réalisé <strong>quatre ouvertures</strong> :</p>

<ul>
<li>Trois dans des murs en pierre</li>
<li>Une dans un mur en colombage</li>
</ul>

<p>➡️ Retour sur ces chantiers.</p>

<h2>Préparation</h2>

<h3>Fabrication du pré-cadre</h3>

<p>Avant toute chose, il faut <strong>définir les dimensions</strong> de l’ouverture souhaitée. Elles dépendent de la menuiserie choisie, en veillant à ce qu’elle puisse être intégrée sans encombre dans le mur, tout en laissant la place pour un linteau au-dessus et un pré-cadre tout autour.</p>

<div class="imglegend" style="width: 70%; margin: auto">
    <img alt="Fenêtre avec pré-cadre" src="/medias/wiki/pre-cadre.jpg">
    <p>Fenêtre avec pré-cadre en bois, visible ici peint en rouge.</p>
</div>

<p>Dans mon cas, j’ai voulu conserver le charme des <strong>ouvertures ariégeoises</strong>, avec un linteau et un pré-cadre en chêne.<br />
Les montants et l’assise sont traditionnellement en section carrée de <strong>10 x 10 cm</strong>, tandis que le linteau doit faire <strong>l’épaisseur du mur</strong>, avec une hauteur adaptée à la charge à supporter.</p>

<p>J’effectue mes calculs avec <a href="http://jean.lamaison.free.fr/flexion.html">ce site</a>, qui permet de modéliser le linteau bois et sa charge.<br />
C’est une étape un peu longue, mais indispensable. Dans mon cas, avec mes charges :</p>

<ul>
<li>Pour des ouvertures de <strong>moins de 1 m</strong>, il me faut un linteau de <strong>15 cm de haut</strong></li>
<li>Pour <strong>2 m</strong>, un linteau de <strong>20 cm</strong> est nécessaire</li>
</ul>

<h3>Dessin du pré-cadre</h3>

<p>Voici les étapes :</p>

<ol>
<li><strong>Tracer le linteau</strong>, qui devra dépasser d’au moins <strong>20 cm</strong> de chaque côté pour une assise solide sur les jambages</li>
<li><strong>Tracer les montants</strong> et l’éventuelle assise</li>
<li><strong>Tracer un rectangle</strong> légèrement plus grand que la menuiserie à poser : il correspond aux <strong>feuillures</strong> à réaliser (2 x 2 cm)</li>
<li><strong>Tracer les tenons</strong> en pointillés, avec les emplacements des chevilles</li>
<li><strong>Ajouter les côtes</strong>, imposées par les menuiseries sélectionnées → on en déduit les longueurs des bois nécessaires</li>
</ol>

<div class="imglegend" style="width: 70%; margin: auto">
    <img alt="Plan d'un pré-cadre" src="/medias/wiki/Plan_fenetre.jpg">
    <p>Plan du pré-cadre d’une ouverture avec fenêtre et porte associées.</p>
</div>

<h3>🪚 Réalisation</h3>

<p>Un combiné bois est quasi indispensable :</p>

<ul>
<li>Dégauchir les montants et l’assise sur <strong>au moins deux faces</strong>, en veillant à obtenir un angle droit</li>
<li>Creuser une <strong>feuillure de 2 x 2 cm</strong> à la toupie ou à la scie</li>
<li>Réaliser les <strong>tenons</strong> en conservant la bonne longueur</li>
<li>Dans le linteau, tracer la zone à creuser pour la feuillure → quadrillage à la scie circulaire, dégrossissage au ciseau à bois, finition à la ponceuse</li>
<li>Réaliser les <strong>mortaises</strong> dans le linteau</li>
<li>Percer les <strong>emplacements pour les chevilles</strong></li>
</ul>

<p>🔍 À ce stade, tester l’assemblage :<br />
Vérifier les dimensions des feuillures, l’équerrage, et prévoir un <strong>léger jeu de 1 à 2 mm</strong></p>

<h2>Soulager et sécuriser le mur</h2>

<p>Avant de toucher à la structure du mur, il faut <strong>l’étayer</strong> pour soulager la charge sur le trou et éviter tout risque d’effondrement ⚠️</p>

<p>Je suis familier de la technique par <strong>demi-linteaux en bois</strong>, qui limite les retouches de maçonnerie et préserve la façade.<br />
Il vous faudra donc <strong>un linteau en bois en deux parties, minimum</strong>.</p>

<h4>Étapes :</h4>

<ul>
<li><strong>Analyser les charges</strong> : solives, poutres, pannes...</li>
<li><strong>Placer des étais</strong> en dessous pour soulager l’appui sur le mur</li>
<li>Si plusieurs niveaux sont concernés, poser des étais <strong>en chaînage</strong>, jusqu’à un appui solide au sol<br />
→ Exemple : j’ai soutenu des pannes de toiture avec des étais sur <strong>trois niveaux</strong></li>
</ul>

<p>Ensuite, il faut soulager le mur de son propre poids : Un mur en pierre de 50 cm d’épaisseur pèse environ <strong>1,2 T/m²</strong> !</p>

<p>Dans certains cas, un <strong>solivage encastré</strong> dans le mur peut aider : en l’étayant, on porte ainsi le mur.</p>

<h3>Pose des faux linteaux</h3>

<p>La méthode la plus fiable :</p>

<ol>
<li>À <strong>30 cm au-dessus</strong> du linteau à poser, sur toute sa largeur</li>
<li>Percer des trous de <strong>12 mm tous les 40 cm</strong> au perforateur</li>
<li>Présenter de chaque côté un <strong>UPN 140</strong>, percer en face des trous</li>
<li>Maintenir le sandwich <strong>UPN / mur / UPN</strong> avec des <strong>tiges filetées serrées très fort</strong></li>
<li>Étayer les UPN à chaque extrémité, sans gêner la pose du futur linteau</li>
</ol>

<div class="imglegend" style="width: 70%; margin: auto">
    <img alt="Pose d'un faux linteau" src="/medias/wiki/faux_linteau.jpg">
    <p>Faux linteaux en UPN posés pour sécuriser et soulager le mur.</p>
</div>

<h2>Pose du linteau</h2>

<p>Le gros œuvre peut commencer 💪<br />
Une fois tout sécurisé, on libère l’espace du linteau.</p>

<h4>Étapes :</h4>

<ul>
<li><strong>Tracer précisément</strong> les contours extérieurs des trous à réaliser (linteau + jambages)</li>
<li>Avec une <strong>meuleuse Ø 230 + disque diamant</strong>, suivre le tracé le plus profondément possible</li>
<li><strong>Enlever l’enduit</strong> sur toute la zone → on retrouve l’état de la première photo</li>
<li>À l’aide d’outils peu percussifs (pied de biche, barre à mine, petits pics, marteaux), <strong>retirer les pierres</strong> sur la demi-épaisseur du mur</li>
<li>Pour limiter les débordements, utiliser une <strong>petite meuleuse Ø 125 avec moyeu déporté</strong> (💡 dispo à 12 € chez LIDL !)</li>
</ul>

<p>Une fois le trou réalisé :</p>

<ul>
<li><strong>Poser le linteau</strong>, vérifier les niveaux</li>
<li><strong>Re-maçonner</strong> la partie supérieure et les assises des 20 cm de chaque côté. Nettoyer le linteau à l'éponge directement après</li>
</ul>

<p>Pour cela, j’utilise un <strong>bâtard chaux / ciment / sable</strong>, dosé à <strong>1 pour 3</strong>.<br />
🕒 Attendre une nuit que le ciment prenne, puis faire de même de l’autre côté.</p>

<h2>Création de l’ouverture et fabrication des jambages</h2>

<p>Voilà le linteau <strong>solidement installé</strong> (même si le béton n’a pas encore totalement pris), on peut désormais attaquer le trou en dessous et réaliser de <strong>beaux jambages</strong>.</p>

<p>Commencer par <strong>démonter le mur</strong> à l’intérieur des coupes faites à la meuleuse. C’est généralement assez rapide.<br />
Lorsque de <strong>grosses pierres</strong> se trouvent à la jonction, ne pas hésiter à ressortir la meuleuse pour éviter de trop déstructurer les jambages en retirant un bloc entier.</p>

<p>Une fois le trou réalisé :</p>

<ul>
<li>Poser <strong>minutieusement</strong> le pré-cadre</li>
<li>Le <strong>verrouiller avec les chevilles</strong></li>
</ul>

<p>Les jambages seront alors peu solides car les pierres, <strong>non taillées</strong>, se tiennent mal. 👉 Il est donc indispensable de <strong>couler un jambage</strong>, même mince (5 cm suffisent), pour stabiliser l’ensemble. Ce sont bien les <strong>pierres</strong> qui porteront la charge.</p>

<p>Pour réaliser ce coffrage :</p>

<ol>
<li>Placer <strong>deux planches verticales</strong> pour former les coins</li>
<li>Coffrer en montant <strong>progressivement</strong>, planche par planche</li>
</ol>

<p>Utiliser le <strong>même mortier bâtard</strong> que précédemment.<br />
<em>🕒 Décoffrage possible <strong>le surlendemain</strong>.</em></p>

<h2>Fin de chantier et bilan</h2>

<p>Après <strong>une vingtaine de jours</strong>, une fois le béton bien pris, on peut :</p>

<ul>
<li><strong>Démonter tous les étais</strong></li>
<li>Retirer les <strong>faux linteaux</strong></li>
<li><strong>Reboucher les petits trous</strong> laissés par les tiges filetées</li>
</ul>

<div class="imglegend" style="width: 70%; margin: auto">
    <img alt="Ouverture finie" src="/medias/wiki/ouverture_finie.jpg">
    <p>Nouvelle ouverture finie sans endommager l'enduit de façade.</p>
</div>

<p>Côté rendement : À deux, le débit de chantier est d’environ <strong>50 cm² d’ouverture par jour</strong>, en comptant :</p>

<ul>
<li>La fabrication du pré-cadre à l’atelier</li>
<li>La mise en sécurité</li>
<li>La réalisation de l'ouverture</li>
<li>L’évacuation des gravats</li>
</ul>

<p>➡️ Soit <strong>4 jours</strong> pour une porte ou une fenêtre, et <strong>le double</strong> pour ma grande ouverture dessinée en plan.</p>

<p>💰 Côté coût, il se limite au bois et au mortier, soit environ :</p>

<ul>
<li><strong>150 € de bois</strong> par ouverture : 120 € / m³ de chêne + 90 € / m³ de sciage</li>
<li><strong>50 € de mortier</strong></li>
</ul>
				]]></description>
		</item>

	
		<item>
			<title>Casser des dalles et décaisser dans un bâtiment sans fondations</title>
			<link>https://kabano.test/blog/casser_des_dalles_et_d-caisser_dans_un_b-timent_sans_fondations</link>
			<guid>https://kabano.test/blog/casser_des_dalles_et_d-caisser_dans_un_b-timent_sans_fondations</guid>
			<pubDate>Sat, 20 Sep 2025 09:58:19 +0000</pubDate>
			<description><![CDATA[
				<p>Les anciens étaient parfois... petits ! 😄<br />
Il arrivait donc que les plafonds soient bas, et qu'à force de changer les sols sans casser les anciens, le niveau soit de plus en plus haut.</p>

<h2>Contexte de mon chantier de 45 m²</h2>

<p>Voici le chantier de la semaine dernière qui m'a donné envie de partager mes techniques pour augmenter la hauteur sous plafond :</p>

<ul>
<li>Surface : 45 m²</li>
<li>Hauteur sous plafond : 2,2 m, et 1,9 m sous les poutres apparentes</li>
<li>Sol sur 5 niveaux à cause des chapes successives → des marches partout</li>
<li>20 m² de plancher, 25 m² de carrelage</li>
<li>Murs en pierre de 70 cm d'épaisseur à la base, posés directement sur le sol, sans fondation</li>
</ul>

<p>🎯 Objectif : abaisser le sol de 15 cm pour gagner en hauteur sous plafond, tout en conservant une marche de 2 cm à l’entrée pour éviter les infiltrations d’eau.</p>

<h2>C’est parti pour les explications !</h2>

<h3>🔨 Démolir les dalles</h3>

<p>Le premier chantier consiste à casser les dalles en prenant soin de ne pas abîmer les murs.</p>

<ol>
<li>À l’aide d’un disque diamant Ø 230 sur une meuleuse, faites une saignée profonde à 15 cm des murs.</li>
<li>Utilisez un marteau-piqueur pour casser l’intérieur de la zone délimitée. J’utilise un <a href="https://www.makita.fr/product/hm1812.html">Makita HM1812</a> de 72,8 J, très efficace.<br />
On travaille vers l’arrière, en commençant par créer un front le long d’une saignée (on enlève les débris pour faire une saignée de 10 cm de large et permettre aux blocs de se désolidariser), puis on recule.<br />
Ne pas s’approcher à moins de 15 cm des murs : les vibrations pourraient désolidariser les pierres.</li>
<li>Évacuez les gravats : pour 10 cm d’épaisseur de dalle, comptez environ 250 kg de déchets par m² démoli.</li>
</ol>

<div class="imglegend" style="max-width: 300px; margin: auto">
    <img alt="Démolition de dalle" src="/medias/wiki/piqueur_dalle.jpg">
    <p>Démolition d'une dalle au marteau-piqueur</p>
</div>

<p>À cette étape, on obtient une marche de 15 cm autour des murs, avec le sol visible au centre.</p>

<p>📊 Le débit de chantier dépend de l’épaisseur de la dalle et de la présence de ferraillage.<br />
Dans mon cas : dalle de 8 cm sans ferraillage → 10 m²/jour évacuation comprise.</p>

<h3>⛏️ Décaisser</h3>

<p>Décaisser consiste à abaisser le sol (terre ou roche) pour accueillir le nouveau revêtement.<br />
Étape simple mais physique 😅 : il faut creuser, mais pas trop, pour ne pas fragiliser les murs.</p>

<h4>Cas 1 : sol sur dalle</h4>

<p>Théoriquement, il faut creuser 40 cm sous le niveau du nouveau sol fini :</p>

<ul>
<li>15 cm de hérisson (gros graviers)</li>
<li>15 cm de dalle</li>
<li>chape + revêtement</li>
</ul>

<h4>Cas 2 : rénovation avec tomettes</h4>

<p>On peut sinon laisser l’humidité remonter si le revêtement le permet :</p>

<ul>
<li>géotextile</li>
<li>dalle fine en béton de chaux (6 cm)</li>
<li>chape maigre</li>
<li>tomettes</li>
</ul>

<p>Décaissement : 10 cm seulement</p>

<p>💧 <strong>Pourquoi laisser remonter l’humidité ?</strong><br />
Parce que le sous-sol est toujours humide. Sans vide sanitaire, l’humidité remonte par capillarité dans les murs.<br />
En laissant une partie remonter par le sol, on limite les remontées dans les murs.</p>

<h4>Cas 3 : sol en parquet</h4>

<p>Décaissement minimum : 15 cm</p>

<ul>
<li>géotextile</li>
<li>5 cm de plots béton</li>
<li>8 cm de solives (chêne ou bois classe 4)</li>
<li>2 cm de parquet</li>
</ul>

<p>🕒 Temps estimé : 1 jour pour 6 m² évacués, avec marteau-piqueur pour les rochers gênants.</p>

<h3>🧱 Consolider les bases des murs</h3>

<p>À ce stade on a :</p>

<ul>
<li>15 cm de marche autour des murs</li>
<li>trou de 10 à 15 cm sous le niveau du nouveau sol fini dans le reste de la pièce</li>
</ul>

<p>🎯 Objectif : casser la marche sans fragiliser les murs (souvent sans fondation).</p>

<ol>
<li>Faire une saignée à la meuleuse Ø 230, au plus près du mur. Un disque à moyeu déporté aidera beaucoup cette étape</li>
<li>Marquer un trait tous les 80 cm sur la marche</li>
<li>Casser sur 80 cm, laisser 1,6 m intact</li>
<li>Descendre au niveau du sol décaissé, à la verticale du mur</li>
</ol>

<p>Outils recommandés :</p>

<ul>
<li>petit perforateur 2 J</li>
<li>pioche</li>
<li>marteau + burin</li>
<li>meuleuse</li>
</ul>

<p><strong>Pendant l’opération, surveillez la stabilité du mur :</strong></p>

<ul>
<li>Mur en pierre qui descend sous le sol → bon signe</li>
<li>Mur posé sur rocher → solide</li>
<li><strong>Mur posé sur terre → attention à ne pas trop creuser à la verticale</strong></li>
</ul>

<p>Si le mur est instable :</p>

<p>Reconstituer une marche en béton de bâtard (1 dose chaux + 1 dose ciment), ferraillée<br />
Dimensions : 15 x 15 cm<br />
Haut de la marche : 4 cm sous le sol fini (pour mini chape + revêtement)</p>

<div class="imglegend" style="max-width: 300px; margin: auto">
    <img alt="Marche en soubassement de mur" src="/medias/wiki/marche_soubassement.jpg">
    <p>Marche en béton pour soutenir un pied de mur fragile</p>
</div>

<p>Répéter l'opération sur les 80 cm suivant après une semaine de séchage, puis une dernière fois sur les derniers 80 cm une semaine ensuite.</p>

<h3>Penser aux évacuations !</h3>

<p>Avant de couler la dalle ou poser les solives, pensez à creuser les tranchées pour les évacuations ! Profitez du marteau-piqueur si vous l’avez encore sous la main<br />
Étape détaillée dans <a href="https://kabano.org/blog/faire_un_syst-me_d--vacuations_d-eaux_us-es_en_montagne">cet autre article</a></p>
				]]></description>
		</item>

	
		<item>
			<title>Piquer les murs avant un nouvel enduit</title>
			<link>https://kabano.test/blog/piquer_les_murs_pour_pr-parer_un_nouvel_enduit</link>
			<guid>https://kabano.test/blog/piquer_les_murs_pour_pr-parer_un_nouvel_enduit</guid>
			<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 16:22:11 +0000</pubDate>
			<description><![CDATA[
				<p>Nos anciens nous ont laissé quelques cadeaux, et les cabanes dont on hérite ont souvent reçu une sacrée couche d'enduit ciment.<br />
<strong>J'ai eu à casser 100 m² d'enduit ciment dans un bâtiment, et je vous partage ici l'expérience.</strong></p>

<h2>Le ciment</h2>

<h3>Inconvénients du ciment</h3>

<p>Le ciment a plusieurs inconvénients :</p>

<ul>
<li>Il ne laisse pas l'humidité passer, et celle qui remonte par capillarité des fondations aux murs ne peut plus s'échapper, favorisant salpêtre et moisissures.</li>
<li>Il n'est pas élastique, et n'accompagnera pas un mur maçonné à l'argile ou à la chaux, qui a tendance à gonfler et se rétracter avec les variations hydrométriques.</li>
</ul>

<p>C'est au final comme attaquer une belle montée avec une lourde toile cirée : sous ses impressions de robustesse, elle ne permet pas le transfert d'humidité et épouse mal les mouvements...</p>

<h3>⚠️ Précautions</h3>

<p>Piquer les murs peut entraîner des dommages graves :</p>

<ul>
<li>Désolidariser des pierres et fragiliser les murs.</li>
<li>Libérer des solives qui ne reposent plus que sur l'enduit. C'est assez fréquent quand elles ont pourri dans la partie prise dans le mur.</li>
</ul>

<p>Pour éviter de gros problèmes, il faut donc y aller avec douceur : on évite les outils trop puissants (les gros perfos) et les chocs violents en tout genre.<br />
Le top, c'est le marteau et le burin, le pied-de-biche, et pourquoi pas un petit burineur de puissance de frappe inférieure à 2 J. Je me suis équipé d'un perfo-burineur <a href="https://www.makita.fr/product/dhr243zj.html">Makita DHR243</a> dédié à cet usage, sur batterie et idéal pour le travail en zone isolées.</p>

<div class="imglegend" style="width:70%; margin: auto">
    <img alt="Piquage d'enduit ciment" src="/medias/wiki/enduit_ciment.jpg">
    <p>Piquage d'enduit ciment au perfo-burineur</p>
</div>

<h3>Débit de chantier</h3>

<p>Dans mon cas, sur des murs en ciment, j'ai pu constater un débit de chantier de <strong>1 à 3 m² libérés à l'heure</strong>.<br />
C'est variable suivant l'épaisseur d'enduit (5 à 15 cm), la friabilité, l’accroche sur le support.</p>

<h2>Et les enduits en plâtre, terre ou chaux ?</h2>

<p>Pour piquer un enduit en plâtre, terre ou chaux, on procédera de la même manière.<br />
Le débit dans ce cas est plus rapide : <strong>on avoisine les 10 m² par heure</strong> 😄</p>

<h2>Et ensuite...</h2>

<p>Une fois tout piqué, on pourra :</p>

<ul>
<li>Passer les réseaux (eau, électricité)</li>
<li>Remanier les solives fragilisées, les linteaux</li>
<li>Préparer la création de nouvelles ouvertures</li>
<li>Appliquer une couche d'accroche et un nouvel enduit ... ou réaliser un doublage</li>
</ul>

<p>Ce sera l'occasion d'un <strong>nouvel article</strong> !</p>
				]]></description>
		</item>

	
		<item>
			<title>C'est parti !</title>
			<link>https://kabano.test/blog/c-est_parti</link>
			<guid>https://kabano.test/blog/c-est_parti</guid>
			<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 17:14:12 +0000</pubDate>
			<description><![CDATA[
				<p>Bonjour à toutes et à tous,</p>

<p>Voilà ce site web qui commence à être fonctionnel, le début de l'aventure Kabano, que ce soit pour mes activités d'entretien et de restauration de refuges et cabanes de montagne, de métallerie agricole, ou pour vous offrir une interface ergonomique pour accéder à un inventaire de cabanes et refuges de montagne nourri par la communauté.</p>

<p>A bientôt pour la poursuite des aventures.</p>

<p>Léo</p>
				]]></description>
		</item>

	

</channel>
</rss>
